André Nabarro

andre

Le cercle inspiré des balles rondes de foins, posées sur les prés
Le cercle trouvé sous ses pas, celui des plaques d’égout, celles qu’on ne regarde pas et que l’artiste magnifie
Lui les voit, elles changent de couleurs selon le temps, la pluie , la neige ou le soleil
Elles vivent sous ses pieds, et André Nabarro est déjà en peinture
André nous fait découvrir la beauté du banal, du quotidien, il nous le rend visible
Il change notre regard, il nous aide à voir
Le cercle silence Mandala inépuisable objet de méditation

Les entrelacs

Comme un fouillis plein de vie
Des chemins qui se mêlent, des couleurs sobres, des ponctuations,
Des coulures de peinture liquide qui chutent, rapides, demandant un geste précis,
Relié à son centre, repoussant tout le mental car il n’a pas sa place ici
Le lent travail des espaces nourrit la vie bourgeonnante
L’équilibre entre ces deux forces devient un lent processus méditatif
Et de tableau en tableau, les entrelacs s’expriment, la vie s’organise, prend sens
La pulsation calme vient toucher la rapidité des coulures entrelacées
La peinture devient chant, voix humaine qui module, s’exprime, silencieuse, en
Touchant là aussi aux mystères de la vie.

GENEVIEVE WITZ (mars 2013)

Crédit photo : Guy Buchheit